Le député Claude Bachand
«La lutte pour la garder aurait dû se faire avant l’encan»
C’est uniquement pour une raison d’«équité» que le député Claude Bachand a refusé de s’engager auprès d’André Capistran à sauvegarder la maison Vachon là où elle se trouve depuis cent ans. «Cela n’a rien à voir avec la position de la Ville de Victoriaville», a déclaré le député d’Arthabaska, contredisant les assertions du propriétaire.
Le député rappelle que M. Capistran a acquis l’immeuble du 300, boulevard Pierre-Roux à l’issue d’un encan organisé par le ministère des Transports.
«Il l’a acquis en connaissant les conditions du ministère qui exigeait qu’elle soit démolie ou déménagée.» Deux autres personnes avaient soumis des offres, précise encore le député Bachand.
«Les soumissions ont été faites de bonne foi. Je ne peux me permettre de réclamer aujourd’hui que les conditions de la vente soient modifiées parce que M. Capistran a décidé de changer la vocation de l’immeuble. Ce serait inéquitable pour les deux autres soumissionnaires.»
Le député Bachand mentionne que si le ministère n’avait pas exigé la démolition ou le déménagement des bâtiments, les offres auraient probablement été différentes. «Qui dit qu’il n’y aurait pas eu d’autres acheteurs potentiels? Après tout, l’immeuble n’aurait pas eu la même valeur.»
Il ajoute que ce n’est certes pas parce que les projets d’occupation ne sont pas intéressants qu’il n’a pas voulu intervenir dans ce dossier.
Son «job» de député, il aurait pu le faire avant que l’encan soit organisé. «La lutte pour garder la maison aurait dû se faire avant l’encan. On aurait pu me demander d’intervenir auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP), le temps d’analyser le dossier et de vérifier s’il y avait des possibilités de sauvegarder la maison.» Jamais, avant la vente, souligne le député, il n’avait été question de la maison Vachon comme d’un bâtiment patrimonial.
Une autre possibilité pourrait se profiler à l’horizon, laisse entendre le député. Celle de tenter de faire annuler les conditions de démolition ou de déménagement, et, du coup, la vente par encan du 300, boulevard Pierre-Roux. «M. Capistran refuse cette option.»
Outre les quelque 5 000 $ qu’il a dépensés pour acquérir l’immeuble, M. Capistran affirme en avoir investi un peu plus de 10 000 $ pour des réparations. Et lui en coûtera plus cher encore pour la «rouler» vers de nouvelles fondations dans le Rang Allard.